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 Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard

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Magie M. Diggory
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MessageSujet: Re: Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard   Dim 20 Nov - 23:27

J'ai enfin pu lire ton chapitre! Very Happy Very Happy
J'adore
Pauvre Sirius ça vie n'a pas du être facile si ce qu'il dit est vrai, je me demande pourquoi. J'aime toujours autant Aelys!! La fin j'étais pliée de rire Very Happy
Le prochain chapitre on va peut-être voir si ce sont des vampires ou semi vampire ?


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Sirius Greendal
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MessageSujet: Re: Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard   Dim 27 Aoû - 19:37

Voici le nouveau chapitre ! On dirait une éternité non ? :p
Magie tu vas enfin pouvoir avoir ta réponse x)

Comme toujours les retours/avis de lecture sont très appréciés ! 

Résume des précédents chapitres :
Seize ans se sont écoulés depuis la chute de Voldemort. Sirius, élève de 6è année dans la maison de Serpentard, est un membre des Greendal, une ancienne famille dont on dit que les membres sont les héritiers de Merlin lui-même. 
Des corps de sorciers sont retrouvés dans tous le pays. Sur certains se dessine une étrange marque. Peu après, Elwin apprend qu'un des enquêteurs sur l'affaire a été empoisonné. 

Une discussion animée sur Voldemort et ses partisans a lieu un matin; au cours de laquelle Teddy fini par avouer que Sirius est bien avec Ray car il devrait sa vie au Seigneur des Ténèbres. Sirius enragé par cette affirmation, se jette sur Teddy, ce qui le vaudra de se retrouver collé pour le mois. Xanthin, son oncle, lui apprend qu'un des sorciers venus au manoir Greendal a été retrouvé assassiné et qu'il doit répondre à une enquête. Dans le même moment, Elenna, évite ostensiblement tout contact avec Sirius avec pour seule raison qu'elle sait maintenant qui il est.

En retrouvant Ray le soir même, Sirius parvient à lui arracher une information secrète : C'est le fils d'Anthonin Dolohov, l'ancien Mangemort. Cette information choque Sirius, qui ne peut approfondir d'avantage car ses camarades de Serpentard les rejoignent. 

Lors des retenues de vaisselles avec Aelys, Sirius apprend qu'elle est orpheline et lui avoue que lui, n'étant pas un héritier Greendal, n'a été désiré que par Voldemort, chose pour laquelle sa famille ne le considérait alors que comme un enfant indésirable.

La rousse lui fait avaler de la mousse, en guise d'équité pour son baiser arraché. Sirius constate qu'à son tour également, il peut demander une faveur à la rousse pour véritablement être à égalité. 




Chapitre 28 : La morsure et la voyante


Les rumeurs n'avaient cessé de suivre Sirius tout au long de la journée. Où qu'il allait, elles étaient là : émanant d'élèves allant par deux ou par groupes dans le château ; incessantes, assommantes, romancées par certains et amplifiées à l'extrême parfois - le dernier cas, principalement par l'élève de Serdaigle du nom de Teddy Lupin. Mais Sirius avait tenté de suivre le conseil de son oncle et avait tant bien que mal gardé son calme et son sang froid. 

La nouvelle était tombée dans les journaux du matin même : Xanthin Greendal avait été arrêté par la police magique et était essentiellement accusé d'être impliqué dans les meurtres recensés de ce dernier trimestre. Le préfet des Serpentard avait partagé immédiatement l'information au Greendal à la table matinale. Elle n'aurait de toute façon pas échappé bien longtemps au loup, entre sa vue des titres phares accompagnés de photos et son ouïe à l’affût des murmures dans les couloirs. Sirius avait alors lu l'article principal d'une traite.



Xanthin Greendal suspecté dans l'affaire des multiples crimes. 

Ces trois derniers mois, la communauté sorcière recommençait à être en émois. De multiples corps avaient été découvert dans le pays, ainsi que dans un de nos pays frontaliers. Beaucoup se sentaient en insécurité par les événements et commençaient à pointer du doigt un gouvernement devenu trop laxiste en matière de sécurité.



Mais voilà que hier soir, de nouvelles preuves auraient filtrés permettant aux enquêteurs d'y voir une piste ainsi qu'un suspect principal. Il s'agirait d'après leurs sources, de nul autre que Xanthin Greendal, un membre de la famille qui tirerait ses racines du grand Merlin. Les Aurors ont immédiatement dépêché une escouade visant à l’arrestation du concerné au sein même de son manoir. C'est ainsi que monsieur Greendal a été incarcéré, hier soir aux alentours de 23heures. Il a quitté son domicile sans difficulté particulière, menotté, privé de baguette magique et sous bonne escouade en direction du ministère, puis un peu plus tard dans la nuit, pour Azkaban, la célèbre prison des sorciers.

« Les Aurors ont fait pression en arrivant en masse et soudainement, l'accusé n'a fait aucune tentative d’échappatoire, et n'a montré nulle résistance. » nous a révélé le premier ministre de la magie, Kingsley Shacklebolt. « Nous ferons régner la justice avant tout. Un procès sera attenté à l'encontre de Monsieur Greendal afin de faire la lumière au plus vite sur cette sombre affaire. »

Cependant, s'il s'avère que les preuves sont présentes contre l'accusé présumé, aucun représentant n'a souhaité les partager publiquement. 

« A l'heure actuelle, nous ne pouvons pas partager les preuves et éléments incriminants que nous avons à l'encontre de Monsieur Greendal. Ils pourraient être altérés, déformés ou détruits et la sécurité est de mise jusqu'à l'heure du procès. » précise Mr Potter, chef du bureau des Aurors, que nous ne présentons plus. 

Ces secrets laissent cependant le doute sur leur véracité ou leur existence pour de nombreux membres de notre communauté. Certains dénoncent une manière détournée et grossière du gouvernement en vue de rassurer la communauté magique avec de fausses accusations. D'autres pointent du doigt un abus de pouvoir de la part des Aurors ou du premier ministre quand au traitement des présumés coupables, car il s'agit à l'heure actuelle d'une simple présomption. 

« Aucune preuve n'a encore filtré mais les Aurors ont déjà incarcéré le coupable. A croire qu'il est déjà condamné et que tout va aller pour le mieux » déclare Mr Smith travaillant au ministère de la magie au département des accidents et catastrophes magiques. «Où est passé la présomption d’innocence ? Lord Greendal pouvait très bien rester dans son manoir sous surveillance, ou au bureau de la justice magique, sans avoir à être transféré à Azkaban directement et avant même le jugement de sa condition. Nous ne devons pas revenir aux temps des procès des mangemorts et aux erreurs juridiques telles que celle du dernier des Black. »

Ce à quoi les autorités ont simplement rétorqué que «Xanthin Greendal est un sorcier de haut niveau et déclaré animagus lézard, animal qui a la facilité de glisser facilement entre nos doigts, même sous surveillance de la police magique. De plus, il possède un manoir avec des protections magiques extrêmement puissantes et de nombreux moyens de disparaître, il aurait été peu prudent de notre part de le laisser ainsi chez lui. » Mr Williamson a d'ailleurs insisté : « Les preuves sont pour le moment accablantes contre monsieur Greendal. Nous ne pouvons pas prendre le risque qu'il s'évade. » 

Les informations sont gardées extrêmement confidentielles à l'heure actuelle. Notons toutefois que l'accusé n'a pas tenu non plus à s'exprimer pour notre journal. Nos reporters suivent l'affaire de près et tenteront d'obtenir des informations plus en profondeur, dans les jours à venir. 


Le reste de la Gazette était constitué d'un article pernicieux de Rita Skeeter sur les Greendal, sur les Aurors et leur chef Potter, ainsi que les nouvelles d'un incident mineur avec un niffleur. Sirius avait refermé le journal, sèchement. La journée lui avait parut extrêmement longue et tendue, principalement au cours de langue partagé avec les Serdaigle. Depuis l'interclasse de celui-ci, Teddy et Drew ne s'étaient pas privés d’inonder le Serpentard de citations issues de l'article de Rita Skeeter sur les Greendal et ne semblaient pas s'en lasser. Lupin, dont les cheveux étaient devenus violets électriques dû à son amusement, lança au concerné une dernière citation :



- « Les Greendal ont cette fâcheuse tendance à vouloir rester dans l'état primaire de l'être humain en se transformant chaque nuit en animagus. »  C'est vrai ça, Greendal ? 

Sirius se mordit la lèvre pour dissiper la colère qui montait en lui, jusqu'à ce qu'il sentit une odeur et un goût métallique. Un mince filet de sang coulait sur son menton : il s'était ouvert. Il en profita comme excuse pour demander à s'éclipser du cours de la jeune professeur Lisa Peltou. Ce que cette dernière lui accorda immédiatement, voyant le liquide rouge et son état. Se retrouver seul dans les couloirs sombres de Poudlard, sans être poursuivit par les chuchotement désagréables des élèves, lui fit un bien phénoménal. Sirius se posa quelques instants contre la pierre fraîche et décida qu'il pourrait bien se passer de la fin du cours de Français, pour profiter des bienfaits de la salle de bains des préfets et dans le même temps, pour relâcher la tension accumulée. En plein milieu d'une heure de cours, elle était certainement vide.



Sirius passa rapidement à l'infirmerie où l'assistante de Mrs Pomfresh lui passa du dictame sur sa lèvre saignante. Il refusa de prendre des potions déstressantes que lui proposait a jeune femme et quitta le plus vite possible les lieux. Le loup fila au 5è étage, directement dans la salle de bains des préfets, donna le mot d'entrée et fit couler un bain avec plusieurs robinets particuliers - dont celui qui faisait rebondir la mousse à la surface de l'eau. Lorsque la baignoire fut pleine de liquide, de bulles et de mousses en tout genre, Sirius se déshabilla, posa sa baguette à proximité de sa robe et se hissa sur le plongeoir présent dans la salle pour piquer une tête directement dans l'eau parfumée. 

Le Serpentard resta dans le bain durant un long moment, laissant l'eau le relaxer comme si elle pouvait emporter tous ces tourments, jusqu'à ce qu'il commence à avoir la peau légèrement fripée. Ce n'est qu'à cet instant qu'il estima que le cours de langue devait presque être fini et qu'il était temps pour lui, de sortir. Il prit une serviette moelleuse qu'il enroula nonchalamment autour de sa taille avant de se diriger vers ses vêtements, agglutinés pêle-mêle à même le sol. Ce fut à cet instant qu'il entendit distinctement un petit claquement puis un bruit grinçant. La porte de la salle de bain venait de s'ouvrir ! Sirius regarda l'action avec des yeux ronds, aussi surpris que la personne en face qui tentait visiblement de rentrer. Le Serpentard n'eut aucun mal à l'identifier avec sa couleur de cheveux. La rousse, lorsqu'elle le vit, balbutia :

- Qu'est-ce que... 

- ...Tu fais là ? Compléta Sirius, un brin irrité. 

Aelys ne répondit pas immédiatement, réalisant qu'elle se trouvait dans une pièce où le Serpentard était certainement nu sous sa serviette. Elle interpréta mal l'irritation de Sirius et la gène monta sur son visage,
 rosissant ses joues. Elle balbutia des excuses. 
En réalité, le Serpentard était furieux contre lui et agacé par son oubli du sort de verrouillage sur la pièce . De plus, il pensait que les préfets avaient tous cours en cet instant et ne s'attendait pas à être dérangé de la sorte. Mais cet état d'esprit passa vite face au ton burlesque de la situation. 

- On pourrait croire que tu me traques, par Merlin ! Remarqua le garçon en approchant de la porte. 

- Ne prends pas tes rêves pour la réalité, Greendal, rétorqua la fille. 

- Oh, j'ai compris ! 

Avec un sourire carnassier, il remonta lentement le bas de sa serviette blanche en regardant avec provocation la Gryffondor. 

- Tu veux voir le loup, Targaryen ? Demanda Sirius avec un air plein de lubricité.



- Non merci, Greendal, j'ai vu assez d'horreur comme ça.

- Alors justement, il faudrait que tu voies l'une des merveilles du monde ! 

- Tu as raison, je vais donc me tirer d'ici. 

Elle tourna les talons et repassa rapidement par la porte. Sirius lui murmura à cet instant ; 

- C'est la deuxième fois que tu me vois si peu habillé. On devient intimes. 

Pour toute réponse, il obtient un claquement sec de l'entrée. 
Une sensation enivrante envahit alors le loup, qui ne put retenir un éclat de rire. Il reprit ses esprits en secouant ses cheveux mouillés et se rhabillât en vitesse, avant de vider la baignoire. Devant la porte, se tenait encore Aelys les bras croisés. 

- Il était temps ! Marmonna-t-elle d'impatience.

- Si ça te parait si long, la prochaine fois, je ne suis absolument pas contre prendre mon bain en ta compagnie. Je te promets de ne pas te regarder, si ça te rassure !

Aelys jeta un regard noir à Sirius avant de lui passer à coté et de claquer furieusement la porte derrière elle. Le Serpentard eut un large sourire qu'il garda longtemps, chassant la mauvaise journée qu'il avait passé auparavant. Il alla directement dans la salle commune et fut rejoint peu de temps après par ses amis venus rapporter ses affaires, laissés dans le cours de Mme Peltou. Elwin fut le premier à remarquer le sourire ineffable qu'arborait le loup. 

- Je n'aurai pas cru te revoir de si bonne humeur. 

- Moi non plus, répondit Sirius par un sourire énigmatique, reprenant ses affaires pour les ranger. 

- Qu'est-ce qui te rend si joyeux ? Lui demanda Khamul. 

Sirius se borna à sourire et dévia la question en le remerciant de lui avoir rapporté ses fournitures et son sac. Cela lui évitait d'avoir à retourner dans la salle de Mme Peltou. Sa bonne humeur résista même aux rumeurs qui lui parvenaient aux oreilles durant le déjeuner. Elle ne s'entacha de nouveau, que lorsqu'il sorti du cours de métamorphoses où Teddy lui cita quelques phrases de l'article à sensation de Rita Skeeter.

- Ferme là Lupin, répliqua Sirius, tu empestes encore plus la pièce de ta mauvaise haleine de putois ! 

Elwin eut lui-même un petit sourire narquois et Teddy n'ajouta rien, voyant le professeur Dante les yeux vrillés sur eux. 
Lorsque la cloche sonna après le cours d'astronomie, l'euphorie du week-end s'empara des élèves. Sans cette histoire avec son oncle, Sirius aurait été tout aussi heureux que ses congénères, d'autant que des entraînements de Quidditch étaient prévus ce qui le rendait tout aussi joyeux. Même ses heures de retenues n'arrivaient plus vraiment à le rendre renfrogné, car il prenait un certain plaisir secret à estampiller sa partenaire d'infortune. Ce qu'elle lui rendait bien. 
Ce soir là, après son cours, Sirius descendit donc au troisième étage pour se rendre devant le bureau de son professeur de défenses contre les forces du mal. Aelys était déjà là, les bras croisés et l'air ennuyée. 

- Les étoiles m'ont révélé ce soir que tu avais fait exprès de me surprendre, ce matin, dans la salle de bain, commença Sirius avec narquoiserie.

- Ne fais surtout pas de divination alors, répondit la Gryffondor avec un rictus. Tu risquerais d'être recalé en beauté. 

Sirius n'eut pas le temps de répliquer que le professeur Bones ouvrit la porte de son bureau et leur adressa un bonsoir pressé. Rapidement, elle les conduisit plus loin dans le même étage, juste devant la salle des trophées. 

- C'est ici que vous ferez votre retenue, jeune gens, dit-elle en se posant face à eux. Vous allez nettoyer la salle, chacun de votre coté, jusqu'au dernier des trophées, et sans baguette magique. D'ailleurs je vais les prendre de nouveau avec moi.

Sirius esquissa une grimace, mais tendit lentement sa baguette au professeur. Cette dernière prit les bouts de bois avec attention, fit apparaître le matériel de nettoyage et tourna les talons. 

- Je dois malheureusement vous laisser, j'ai des tas de parchemins à corriger pour lundi et vous surveiller ne ferait que me ralentir. Je laisse la porte de mon bureau ouverte mais je ne veux pas avoir à intervenir ! Je compte sur vous pour vous comporter en adultes responsables, bien que je repasserai souvent voir où vous en êtes. Vous ne pourrez rentrer que lorsque votre travail sera achevé. Est-
ce bien clair ?


Les deux étudiants hochèrent la tête à l'unisson. La rousse prit résolument un chiffon et se dirigea vers l'un des coins de la pièce, tournant ainsi le dos au Serpentard. Celui-ci l'imita, et commença le travail de son coté, avec un profond soupir. Le professeur était bien partie comme elle l'avait annoncé. Aussi, Aelys ne tarda pas à commencer les joutes.

- Au fait, comment as-tu trouvé le baiser, hier soir, monsieur l’exhibitionniste ? 

- Très pétillant, répondit Sirius comme s'il parlait d'un bon champagne. Bien qu'un peu trop sec et agressif à mon goût. 

- C'est parfait alors ! J'avais peur qu'il ne soit pas à la hauteur de mes espérances. Mais apparemment il était exactement pareil que celui que tu m'as volé ! En plus c'était ton premier pour toi aussi, d'une certaine manière.

Un instant de silence suivit cette déclaration. Seuls les coups de chiffons se faisaient entendre. Sirius était soudainement plongé dans ses souvenirs, ainsi que par ce que lui avait confié la rousse les soirs précédents. 

- C'était vraiment ton premier ? Souffla Sirius, avant qu'il n'ait pu retenir la question.

Aelys dans son dos, se raidit légèrement. Le Serpentard se mordit furieusement la lèvre, agacé de n'avoir pu retenir sa curiosité. Quelques secondes passèrent durant lesquelles la jeune fille livrait une bataille intérieure pour savoir quoi répondre, si elle ne préférait pas tout simplement ignorer la question du loup. 

- Eh bien oui, répondit-elle finalement d'un ton sec. Tout le monde n'est pas comme toi, à en avoir eu des centaines. Ne fais pas celui qui ne savait pas, Greendal, tu l'as dit toi-même ! Sache que je ne cours pas les rues en me pavanant, moi. 

Un nouveau blanc suivit cette phrase durant lequel Sirius fronça les sourcils. Aelys, plongée elle aussi dans ses questionnements lâcha finalement :



- Je me demande vraiment pourquoi tu as fait une telle chose, franchement... c'est d'un puéril... 

Sirius se retourna. Les derniers mots avaient été dits d'une voix où perçait la tristesse et l'amertume. Sirius fixa le dos de la jeune fille en fronçant de nouveau les sourcils. 

- J'aimerai bien le savoir, moi aussi... soupira-t-il. 

Aelys eut un soupir hautain, se remit en position et recommença à astiquer la plaque dorée qui brillait déjà. Sirius n'avait pas bougé d'un pouce, pris de soudains remords.


- Je crois que j'en avais simplement envie, que c'était une pulsion. Je suis désolé... murmura-t-il. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je voulais simplement que tu arrêtes de me rabrouer. Tu m'as comparé à un cornichon ! Tu avais blessé cruellement mon égo. Je ne savais pas... que c'était véritablement le premier. 

- Ce n'est pas ce que tu disais pourtant, pointa Aelys.

- J'ai lancé ça en l'air pour me donner une raison d'agir ainsi, justifia le loup. Je ne pensais pas du tout que c'était vrai. Les garçons de Gryffondor sont donc bien stupides de ne pas voir à quel point tu es attirante.


- Merlin ! Qui êtes-vous donc ? Ironisa Aelys. Des excuses et un compliment, voilà qui est inhabituel, Greendal ! Bientôt tu risques de me demander d'aller à la soirée de Noël avec toi, si ça continue... 

Aelys se retourna, se retrouvant face au Serpentard. Celui-ci ne put retenir un sourire ironique de se dessiner sur son visage. Il fut encore plus grand quand Sirius vit que des traces de légères rougeurs avaient marquées le teint pâle de la rousse. Il ressentit alors une étrange sensation, plus puissante que les précédentes fois, qui lui enserra le ventre, qui lui prenait la gorge en propageant une odeur indicible. Il remarqua qu'il voulait que le visage de la jeune fille reste à jamais comme tel; mais surtout il eut l'envie folle et imprévue de la posséder, elle, ainsi que son corps, une fois, totalement. Durant un instant, il crut qu'il allait revenir sur sa résolution de ne pas la toucher ou de lui demander la faveur qu'elle avait tant redouté auparavant. 

Lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il planifiait, Sirius se mordit furieusement la lèvre inférieure pour chasser ces pensées. Aelys ne se départit pourtant pas de son sourire, ignorante de la bataille mentale de son acolyte, et se détourna de nouveau, non sans passer fugacement la main sur son épaule. Ce geste évacua d'un coup les pensées brûlantes du Serpentard et réveilla un souvenir dans l'esprit de Sirius, d'un jour bien particulier. Le moment où la cicatrice de la rousse avait été dévoilée, par sa faute. Le moment où elle avait été terriblement en colère, tellement qu'elle avait lancé des mots qui l'avaient cruellement blessé. Le sourire du loup disparut, pour laisser place à une nouvelle interrogation. 

- Est-ce la raison de tes propos aux trois balais, l'autre fois ? Ce ressentiment que tu as pour moi à cause de ce que je t'ai volé ? Je ne crois pas que tu sois homophobe à ce point, Targaryen.

Aelys se figea, Sirius le remarqua. Elle prit le temps de choisir ses mots pour répondre, le Serpentard ne la pressa pas.

- Effectivement : je voulais te vexer, te faire mal au travers lui, aussi. J'ai vu combien tu étais heureux lorsque ton frère a embrassé le Serdaigle. Ça m'a blessée. Je voulais t'enlever cette joie car moi, tout ce que j'ai eu c'est... ce même instant, arraché par ta faute, ce moment qui n'a rendu aucun de nous heureux.


La réponse avait été dit d'un ton où perçait l'amertume. La déception aussi. Sirius soupira, se retournant à son tour. Il comprenait les motivations de la jeune fille, maintenant qu'elle les lui avait expliqué. Il ne pouvait l'en blâmer, même s'il les avait mal reçues et interprétées sur le moment. Après tout, lui non plus n'avait pas particulièrement été agréable avec le coup de l'Extarie. Les paroles de Dorian à ce propos lui revinrent en mémoire : « Peut-être alors que c'est toi, qui ne la regarde pas vraiment ». Il eut un sourire désabusé, pensant que la pie n'avait jamais été aussi près de la vérité.



- Je comprends mieux ta réaction, maintenant, dit-il. 

- Amen, conclu Aelys en levant les yeux et les bras au ciel.


Le temps défila dans la pièce, ainsi que les plaques de récompenses offertes pour divers prestiges, services rendus à l'école ou coupes de Quidditch, sous les chiffons des deux étudiants. Bientôt, il ne resta que les plus vieilles médailles et rétributions à astiquer, dans le fond de la salle. 
Aelys se retourna un instant alors qu'ils étaient de nouveau silencieux. Elle regarda où en était son comparse. Il avait presque fini son coin et avait de l'avance sur elle, pour une fois. Il frottait la coupe d'une équipe de Poufsouffle avec une certaine sensualité dans ses gestes ; un traitement de faveur qu'il réservait quasi exclusivement aux récompenses associées aux Quidditch.

- Ouah, s'étonna la rousse. Quelle élégance, avec ces coups de chiffons !

Sirius stoppa son mouvement et se retourna, surpris par l'éloge soudain. Il haussa les sourcils face à la Gryffondor. 

- Quel doxy t'a piqué, Targaryen ? Demanda-t-il. Je suis flatté, mais..

- Pas toi, je parlais de la coupe de Quidditch, derrière toi.

- Je me disais bien aussi...


- Tu te disais quoi ? Nargua la rouquine avec une main sur la hanche.

- Que tu étais bien directe soudainement, répondit Sirius ne sachant pas trop quoi dire d'autre. Surtout que je croyais que je ne te revenais pas plus qu'un cornichon. 

Aelys eut un soupir hautain et se retourna pour continuer sa retenue. Sirius l'imita également, maugréant dans sa barbe que cette fille allait finir par le rendre fou. Au moment où il s'inquiétait le plus d’altérer sa santé mentale, il entendit un cri étouffé derrière son dos. Un cri de surprise et de douleur. Il se retourna une nouvelle fois et vit Aelys l'air contrariée, regardant tour à tour son poignet et les récompenses avec une expression inquiète. Il suivit son cheminement en quelques centième de secondes, apercevant un reptile noir qui se repliait derrière une large coupe en or, ainsi qu'une morsure sur le poignet de la rousse, sur lequel elle posa son autre main rapidement. Sirius compris immédiatement la situation : elle s'était faite attaquée par le serpent.



Le poing du Serpentard s’abattit avec brusquerie et fracas sur la vitrine à son coté, la faisant voler en éclat avec force et sans hésitation. Aelys se retourna vers lui, surprise, puis quelque peu désappointée par l'attitude de Sirius. Celui-ci n'en tient pas compte, il s’empara rapidement d'un gros morceau de verre bien tranchant et le tient fermement, se coupant légèrement la main dessus. Puis il se tourna vers la rousse et s’empara de son bras toujours aussi brusquement. Celle-ci protesta en voulant le reprendre, surprise par le geste et redoutant à la fois une nouvelle tentative d'imposition du Serpentard contre elle. Mais Sirius lui lança un regard appuyé et lui souffla :

- Reste tranquille. Il faut nettoyer ça. Ça risque de faire mal.

Aelys se calma instantanément et se demanda ce qu'il entendait par nettoyer. Sans une once d'hésitation, Sirius remonta la manche et entailla le bras de sa comparse avec son morceau de verre, faisant apparaître un filet de sang qui s'écoula le long du membre. La Gryffondor grimaça lorsqu'il fit la coupure, ne quittant
 des yeux ni le garçon ni ses gestes. De manière déterminée et langoureuse, Sirius approcha son visage de la morsure qui commençait déjà à devenir violette. Il posa ses lèvres sur le poignet en englobant la plaie, ressentant la peau douce et fine, les palpitations accélérés ; arrachant au passage un frisson à la rousse. Ses cheveux de jais vinrent caresser le reste du membre sur lequel le liquide rouge coulait toujours en un mince filet. De son autre main, il tenait encore le bras et il se mit à aspirer avec détermination le venin mélangé au sang. Lorsqu'il en eut ce qu'il estima assez, il se détourna d'elle, attrapa son chiffon pour la retenue et y cracha ce qu'il avait en bouche. 
Aelys n'avait pas bougé d'un cheveu lorsque Sirius se retourna vers elle en essuyant ses lèvres ensanglantées d'un revers de main. Elle avait une expression étrange sur le visage, légèrement surprise, et coupable. Le jeune garçon se demanda si elle avait trouvé un air érotique à la scène, pour afficher cette expression. Il n'eut pas le loisir d'approfondir ou de poser narquoisement la question car le professeur Bones revint au même moment, alertée par le fracas de la vitrine brisée. Elle fut un instant choquée de contempler les débris, le sang sur le bras de la Gryffondor et le morceau tranchant de verre dans la main de Sirius. 

- Monsieur Greendal, pouvez-vous m'expliquer ce qu'il s'est passé ici ? Demanda-t-elle d'un ton cinglant et accusateur. 

- Miss Targaryen s'est fait mordre par un serpent venimeux, probablement d'origine magique qui se cachait ici, déclara Sirius en montrant le poignet d'Aelys et en désignant la coupe en or. J'ai... fait ce que je pouvais 
et estimais utile.

Le professeur examina la plaie nettoyée au mieux ainsi que l'entaille, faite de toutes évidence par le bout de verre de Sirius. Elle fit léviter la coupe pour se rapprocher du reptile qui darda sa langue fourchue contre elle. La sorcière fini par poser son regard sur la bouche de Sirius, dont l'un des bords était encore ensanglanté, tout comme une mèche de ses cheveux. Elle examina rapidement la pièce ainsi que leur travail effectué. Enfin, la professeur se tourna vers la Gryffondor. 

- Vous devriez tout de même aller à l'infirmerie maintenant, Miss Targaryen, déclara-t-elle en fouillant sa poche pour lui redonner la baguette. 

Aelys s'avança lentement, pris le morceau de bois et le rangea. Elle se tenait encore le poignet avec son autre main, comme si elle craignait une nouvelle attaque ou voulait le protéger. Puis, elle quitta la pièce rapidement, sous le regard des deux personnes encore présentes. 
Le professeur lança un sortilège pour tout remettre en ordre. Le bout de verre dans la main de Sirius trembla, jusqu'à ce que le garçon ne le libère et qu'il aille se remettre avec les autres morceaux, comme si la vitrine n'avait jamais été brisée. Cependant, les traces de sang étaient encore visibles. La sorcière lança un nouveau sort pour enlever ces marques rouges, examina puis fit léviter le serpent magique, qu'elle fit ensuite disparaître, par la même occasion. Elle fit de même avec la coupure du garçon sur sa main. Il reprit son activité seul, qu'il fini d'ailleurs le plus rapidement possible, le tout en présence de son professeur.


Sirius prit rapidement congé une fois sa tâche terminée, récupérant avec soulagement sa baguette magique en bois de lauriers, et se dirigeant à grandes enjambées vers son dortoir. En chemin, il rencontra Elwin en patrouille qu'il reconnu à sa longue chevelure blonde. Celui-ci lui adressa un salut ironique et amical au délinquant qu'il représentait. Mais la plaisanterie prit une autre tournure quand le préfet remarqua les traces de sang séché sur les cheveux, la bouche et la main de son ami.

- Ce n'est pas de ma faute si elle a un mauvais karma, dit Sirius d'une voix emplie d'une douce amertume sans plus développer ni s'étendre sur la personne en question. 

Elwin fixa son ami, surpris du ton et des mots. Mais ce dernier lui tourna le dos et s'empressa de se glisser dans le couloir jusqu'à la salle commune. Il monta directement dans son lit, le cœur légèrement serré de voir que Jeyne était encore dans la pièce, en pleine discussion avec Melina, mais qu'elle ne semblait ni l'attendre ni l'avoir remarqué.



Le réveil du lendemain fut difficile pour le loup. Il avait passé une nouvelle nuit grise et malgré le début du week-end, une session d’entraînement de Quidditch matinale l'obligeait à se tirer des draps. L'habituel bougonnement de Khamul à sa droite lui parvient aux oreilles, moins prononcé cependant que durant la semaine. S'il y avait bien une chose qui pouvait faire lever le brun, c'était une séance de Quidditch. Tom, Sirius et Khamul se préparèrent rapidement en enfilant leur tenues de sport puis se dirigèrent dans la Grande Salle prendre un rapide petit déjeuner. 
La pièce était peu bruyante, peu d'élèves étaient déjà levés. C'étaient les déjeuners préférés de Sirius, sans le brouhaha incessant qui lui parvenait désagréablement aux oreilles. Aussi ; il retrouva vite son entrain, qu'il mit en pratique pour la bonne séance d’entraînement.
Ce n'est que lorsqu'ils furent bien essoufflés, fatigués et transpirants, quand le soleil pointait déjà haut dans le ciel, que Sirius mit fin à leur séance avec un sourire emplis de fierté, sous les soupirs de certains joueurs. Un des Serpentard avait pris la douche des vestiaires, la plupart des autres joueurs étaient donc déjà partis pour prendre leur douche dans les parties commune. Le capitaine, après avoir rangé la malle d’entraînement avec Tom, se dirigea vers la salle de bain des préfets. 
En montant les marches du hall, Sirius vit au loin sortir un petit groupe d'étudiants, parmi lequel se trouvait une crinière rousse qui se trouva englobée par la masse. Un instant, il se demanda si Aelys était sortie de l'infirmerie et ce qu'il était advenue de sa morsure. Il arriva à la fin des marches et jeta un coup d’œil par dessus son épaule, mais il n'y avait plus personne. 

Sirius prit un bain rapide cette fois : son ventre commençait à crier famine. Il se sécha avec empressement et se rapprocha de son sac pour y récupérer sa robe de sorcier. Cependant, il eut beau fouiller à l'intérieur et tout retourner, il n'y avait aucune tenue de rechange qui l'attendait. Le loup était pourtant certain d'en avoir emporté une avec lui, le matin même. Avec un profond soupir, il prit le parti de remettre sa tenue d’entraînement, se persuadant qu'il avait dû oublier sa robe à cause de sa mauvaise nuit. Il dévala les escaliers quatre à quatre et se changea une fois arrivé à son dortoir. Puis il fila vers la Grande Salle prendre le déjeuner qui l'attendait. 

La Grande Salle était bruyante, contrairement à celle qu'il avait quitté le matin même. Mais le repas était tout aussi copieux. A de nombreuses reprises, Teddy jeta un regard rapide à la table des verts, ce à quoi le loup lui demanda narquoisement s'il était jaloux de ne pas y être. Ce fut Jeyne qui coupa court à toutes réponses, en lui prenant affectueusement le bras, lui disant de ne pas prêter attention au Serdaigle. Le regard de Sirius croisa la chaise habituelle d'Aelys, machinalement. Elle était vide. Cela surpris le garçon. La blessure de la veille avait dû être rapidement soignée après son intervention. Il commença à s'inquiéter, puis il pensa qu'elle n'était peut-être pas encore sortie de l'infirmerie. Après tout, madame Pomfresh avait la manie de garder les étudiants plus qu'il ne fallait au goût du Serpentard. Il chassa donc tout ça de son esprit, pour participer à la conversation qui avait court à la table avec Elwin et Khamul. 


Le week-end pointait avec la gaieté habituelle liée au temps libre des élèves, augmentée par l'arrivée des fêtes de fin d'années et des vacances, qui approchaient à grands pas. 
Jeyne devenait de plus en plus excité en vue de la soirée de Noël, au grand damn de Sirius qui souhaitait échapper à ses espoirs, ses détails multiples sur sa tenue et le déroulement imaginé de la soirée. De plus, Khamul, dans ces cas là, râlait d'être évincé de cette superbe fête, ce qui exaspérait davantage le loup.


Sirius essaya une fois pendant le reste de la journée du Samedi de trouver Elenna pour comprendre le problème qu'elle avait eu avec lui. Il pensait que de l'eau avait coulé sous les ponts depuis leur dernier face à face la semaine précédente, mais sa tentative fut sans succès. A la place, il se heurta à ce qu'il avait appelé moqueusement son protecteur : le garçon blond de troisième année de Poufsouffle, qui tentait de se faire menaçant. Celui-ci avait rapidement été rejoint par leur préfet en chef, alerté par la posture des deux étudiants. 
Le préfet en chef était un garçon châtain, à peine plus petit que le loup, au nez fin et aux yeux verts lumineux derrière des lunettes à la monture acier. Ses cheveux étaient courts mais désordonnés. Il avait l'air calme mais tout comme l'emblème de sa maison, il lui arrivait de devenir un redoutable adversaire. Il était en effet un champion confirmé en duel de magie.


Sirius avait préféré ne pas s'attarder sur la question, d'autant plus lorsqu'il vit, un instant après, le préfet-en-chef des Poufsouffle en compagnie de Teddy. Ce dernier était encore plus cassant qu'à l'accoutumé, ce qui exaspérait Sirius. Le loup en était venu à la conclusion que le travail de préfet plus les futurs examens et le match qui approchait devaient le stresser, ce qui lui paraissait un excellent motif, sans chercher plus loin. 

Enfin, le soir, sans raisons apparentes, Jeyne fit une légère crise de jalousie, croyant que le Greendal avait tenté de draguer une jeune Gryffondor de cinquième année et de l'inviter à la soirée de Noël. Événements qu'il nia, ce qui n'arrangea pas sa cause. Il dût calmer la jeune fille, la rassurant sur le fait qu'il n'allait à la soirée qu'en sa seule compagnie et qu'il y avait sûrement eu un malentendu entre Jeyne et la Gryffondor. Il déclina ensuite les invitations de parties de jeux sorciers qui avaient lieu dans la salle commune et passa une bonne partie de la soirée à tourner sa baguette magique entre ses doigts, l'esprit ailleurs. Plusieurs fois, Elwin croisa son regard, la mine sérieuse, et toujours le loup lui adressait un sourire et posait ses yeux ailleurs. 

Le Dimanche fut à peine reposant, les sixième année
s croulaient sous les devoirs. Après le repas, le loup avait décidé de se promener dans le parc en solitaire, afin de se plonger à loisir dans ses pensées. Sirius attendait le verdict sur le procès de son oncle qui se rapprochait. Aucun membre de sa famille ne lui avait envoyé de nouvelles, il supposait également que Dorian ne viendrait pas pour la sortie à Pré-Au-Lard. Quand il fut lassé du parc, les pas du loup le conduisirent inconsciemment vers le château où il monta les étages au grès des escaliers. Il ne croisa personne sur sa route, jusqu'au dernier étage. Il poussa un soupir de lassitude lorsqu'il se rendit compte qu'il avait grimpé aussi haut. Il s'apprêtait à redescendre lorsqu'un bruit titilla ses oreilles. Intrigué car il n'avait vu personne auparavant, il jeta un coup d’œil prudent au couloir donnant sur une affreuse tapisserie d'un sorcier qui tentait visiblement d'apprendre la dance à des trolls. Au beau milieu du couloir, se tenait le professeur Trelawney qui titubait, son châle mal remis sur ses épaules. Le loup accourut vers elle.

- Tout va bien professeur ? Demanda-t-il tandis qu'une effluve d'alcool lui prenait soudainement le nez. 

Le professeur de divination leva le nez vers l'élève, surprise de croiser quelqu'un à cet endroit. Ses lunettes, qui lui donnaient d'énormes yeux globuleux, étaient posées de travers sur son nez. Elle se redressa subitement, tentant d'ajuster son châle. 

- Oh, c'est vous monsieur Greendal, remarqua t-elle, j'ignorais qu'il vous arrivait de venir dans cette partie haute du château... mais j'avais oublié que cet endroit n'était plus vraiment secret, n'est-ce pas ?

- Sans doute, répondit Sirius en se demandant de quoi elle parlait. Je ne monte jamais autant d'ordinaire, sauf pour mon cours d'Astronomie. Que faites-vous ici, professeur ?

Elle ronchonna des suites de mots confus dans sa barbe, parmi lesquels Sirius entendit distinctement les termes « pas mieux que Dumbledore, ne fait pas grand cas de la divination, tous les mêmes ces directeurs ». Elle renifla de dédain puis fixa Sirius un instant.

- Je ne me souviens pas avoir eu le privilège de vous avoir dans ma classe... 

- Non en effet, professeur, répondit Sirius.

- Un malheur : car je vois sur vous l'ombre du chaos, telle une bête enchaînée prête à mordre... 

- Vraiment ? Rétorqua narquoisement le Serpentard qui avait eu vent des célèbres prédictions sur les élèves de la voyante.

- Et j'aurai aimé vous enseigner à ouvrir votre troisième œil, continua le professeur, vous prédire votre avenir...



- En réalité, je n'aime pas trop la divination : je préfère laisser le futur venir comme il se doit sans savoir ce qui m'attend. 

- Le savoir c'est la connaissance, mon garçon. N'auriez-vous pas aimé anticiper certains moments dans votre vie ?

Sirius resta silencieux un instant puis haussa les épaules en signe de désapprobation. 

- Eh bien voyez-vous, repris Trelawney sans avoir vu le signe d'épaule du garçon, il semblerait que la directrice n'accorde pas grand cas de mon savoir, ou de ma matière. Je reviens de son bureau duquel je me suis faite jeter comme une malpropre. Elle refuse d'écouter mes présages, pourtant ils reviennent chaque fois, quelque que soit la façon de m'y prendre. Écoutez-moi, mon garçon : le froid vecteur du temps... il va tout envahir, prendre le château.

- Oui professeur, c'est l'hiver qui arrive, railla Sirius. 

- Je ne parle pas de la saison froide, jeune sot ! Me prenez vous donc pour une diseuse de bonne aventure ? 

Sirius faillit lui répondre 'oui' mais se retint à temps. Au lieu de ça il trouva plus sage de demander poliment :


- De quoi parlez vous donc ?

- De... D'une ombre, un danger qui plane sur nous. Ce n'est pas quelque chose qui s'avère précis la voyance, on voit rarement ce qu'on 
voudrait y déceler. Mais voyez-vous...

Elle tira des cartes de sous son châle d'une manière théâtrale et une bouffée d'alcool parvient de nouveau aux narines de Sirius. 

- Chaque fois, l'arcane sans nom revient. Tenez, vous voyez ? L'arcane sans nom : la mort ! La mort devant nous. Qui est suivie par le chariot : associé au chiffre 7 et aux étoiles... 

Trelawney pointa la première carte sous le nez de Sirius. Un squelette grossier était représenté dessus, qui tentait visiblement de faucher un terrain où se tenait ce qu'il semblait être deux têtes, une humaine et une plutôt animale. Elle laissa tomber la seconde sans s'en rendre compte, certainement dû au fait de l'alcool. Elle rangea son paquet de carte et remi
t de manière hautaine son châle sur ses épaules, se remettant à marcher à grands pas un peu vaseux. 

- Mais je ne vais pas imposer mon art à ceux qui ne l'appré
cient pas. J'ai vraiment l'impression qu'elle ne me laisse enseigner que parce que le bon Dumbledore l'a fait avant elle... 

Elle disparût au tournant, laissant Sirius à sa place. Nul doute pour le loup qu'elle revenait du bureau de McGonagall puis avait refoulé son amertume dans l'alcool. Mais l'apparition soudaine de la voyante représentait un mystère pour lui. Son regard se promena sur les murs alentours, sans distinguer la moindre trace d'une éventuelle porte. En revanche, Sirius vit posé sur le sol, entre ses pieds, la carte que Trelawney avait fait tomber plus tôt. Il la ramassa par pur mécanisme. 


Le chariot l'illustrant était tout aussi grossier que la représentation de la carte de l'arcane sans nom. Un grand écusson d'or s’étendait sur l'attelage et portait les initiales S et M. Un des chevaux tirait d'un coté tandis que l'autre s'évertuait à avancer dans l'autre sens sous les rênes du personnage. Le chariot ne devait pas beaucoup avancer selon Sirius, mais il fut surpris du contraire. Ce qui dépassait son entendement. Deux panneaux indiquaient un sens là où chaque cheval allait. Sur le premier il put lire passé et sur le second avenir. 

Avec un soupir, le loup glissa la carte dans la poche de sa robe. De toute façon, le professeur était parti et il n'avait pas très envie d'aller la retrouver maintenant pour la lui rendre. Aussi il décida de rentrer dans la salle commune de Serpentard, loin au dessous de tous ces événements. Au détour d'un couloir, tandis que le loup approchait du rez de chaussé, il entendit distinctement des timbres de voix qu'il reconnu, ou plus exactement, des éclats de rire qui parvinrent en une douce mélodie à ses oreilles. Dymphina, Victoire et Elenna étaient en pleine discussion passionnée de filles qu'il entendit sans le vouloir. 

- Elle semble attirée par lui on dirait. Vous croyez qu'Aelys et lui ça marchera ? Demanda Elenna, d'un ton surexcité. 

- Il a l'air mordu d'elle en tout cas, répondit la française, dans une formulation approximative. Même s'il essaye de le masquer. 

Les filles partirent sur un rire collectif, puis l'une d'elles réclama le silence car les garçons arrivaient. Sirius, qui avait ralenti involontairement son allure au son de leur voix, se reprit pour s'éclipser sans tarder ; ne sachant que trop bien que Teddy devait être compris dans les amis en question. Il poursuivit donc sa route jusqu'aux cachots et entra sans encombre dans la salle commune. Mais il ne resta pas longtemps avec les autres élèves. Après avoir longuement fixé le feu, de nouveau perdu dans ses pensées, Sirius s'éclipsa dans son lit. Il s’allongea dessus tournant mécaniquement sa baguette entre ses doigts. Un instant, il ressorti la carte du chariot et la regarda fixement, la faisant elle aussi valser dans sa main. Ses pensées cheminèrent dans ses souvenirs de la semaine mouvementée qu'il avait passée. Il chassa tous les souvenirs liés à son oncle et son arrestation. Un fin sourire se dessina sur son visage au regard de ce qui l'attendait selon ses propres prédictions. Bientôt, il aurait de nouveau une régulière, puis il serait à la soirée de Slughorn et enfin, partirait avec Khamul en vacances. « Je n'ai pas besoin de cartes pour prédire mon avenir. » se dit-il en la posant sur sa table de chevet.

Le lundi fut calme pour le loup. Le cours de potion avait retrouvé son caractère normal : chacun concoctait sa potion. Le cours de défenses contre les forces du mal fut ennuyeux ; comportant une interrogation écrite. Durant les cours, Sirius tenta fugacement de croiser les yeux d'Aelys mais sans succès. Il cru un instant qu'elle cherchait justement à éviter de capter son regard. Il chassa la Gryffondor de son esprit jusqu'au soir ; moment de sa retenue. Une nouvelle fois, le professeur Bones leur assigna la corvée de la vaisselle, tâche qui devenait un peu trop familière au goût du loup. Mais ce soir là, Aelys arriva pile à l'heure et après le Serpentard. Elle arborait un grand sourire et était légèrement essoufflée, comme si elle avait fait les étages en courant. Le loup constata que son poignet portait toujours un bandage au moment où elle tendit sa baguette au professeur de défenses contre les forces du mal. 

- Bien, j'attends de vous un travail aussi impeccable que les précédentes fois, miss. Si vous pouviez éviter les accidents de morsure cette fois-ci... Surtout pour votre dernière retenue. 

Aelys répondit à son professeur, tandis que Sirius dévisageait sa partenaire avec un visage impassible. Cependant, une pointe de tristesse l'envahit, sans qu'il ne put véritablement expliquer la raison.

La retenue se passa durant un long moment en silence. Sirius le brisa enfin au bout de plus d'un quart d'heure, en désignant le bandage de la rousse du menton.

- Comment va ta blessure ? 

- Oh, bien, répondit lentement Aelys. L'infirmière m'a demandé de garder ce bandage quelques temps, mais elle a nettoyé le reste de la morsure et refermé ton entaille. 

La rousse resta un instant silencieuse avant de continuer : 

- Merci pour ton intervention...

Sirius hocha la tête en signe d'affirmation, sans prononcer de mot là dessus. 

- Mais ça ne m'empêchera pas de te battre une ultime fois, Greendal. 

Le loup 
se
 pinça les lèvres et demanda de bloc:

- C'est donc ta dernière retenue ?

- Oui, il était temps ! Déclara la Gryffondor avec entrain et un large sourire. 

Le Serpentard ne répondit pas. Le silence s'installa de nouveau entre eux deux. Comme à l'accoutumée, la rousse finit sa corvée avant le loup. Lorsqu'elle affirma avoir terminé à un elfe, Sirius se tourna vers elle et lui déclara : 

- Ta présence va me manquer durant mes retenues. 

Cette remarque troubla un instant Aelys. Cependant, elle prit les paroles du Serpentard comme une boutade.

- Comme tu es touchant ! Railla-t-elle avec un sourire avant de disparaître derrière la toile de sortie. 

Seul dans la pièce avec pour seule compagnie les elfes de maison, Sirius poussa un profond soupir qui marquait la fin de cet interlude. 



To be continued. 


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Dernière édition par Sirius Greendal le Mer 30 Aoû - 21:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard   Lun 28 Aoû - 3:47

yeaaaah enfin Very Happy Merci pour les résumé, car je me rappelle plus de grand chose haha
J'ai bien aimé Smile



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MessageSujet: Re: Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard   Mar 29 Aoû - 19:18

Oui c'est vrai que ça fait un bon moment que tu lis aussi :p 
Si tu veux relire le tout un jour, sans avoir les commentaires etc, j'ai tout rassemblé sur fanfiction également, il ne manque que les deux derniers chaps que je mettrai plus tard :
https://www.fanfiction.net/s/10698736/1/Sirius-Greendal


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MessageSujet: Re: Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard   Mar 29 Aoû - 20:45

Ahhh oui super bonne idée ça! 
J'avais l'intention de le faire un jour, ça va être plus pratique en effet Smile



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard   Lun 4 Sep - 20:21

Super le nouveau chapitre, même si bon ce ne sont pas des vampires alors j'imagine? Razz L'oncle de Sirius est accusé!!! il est coupable?
J'ai bien aimer la scène de la morsure où Sirius enlève le venin c'est trop chou
Trelawney est juste trop marrante!! qui c'est qui est mordu de Aelys? C'est Sirius??? Very Happy

J'ai vu que tu a oublié un l un moment quand tu parles de l'assistance de Mme Pomfresh! Ppur une fois que je remarque ce genre de truc Razz


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MessageSujet: Re: Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard   

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Sirius Greendal, chroniques d'un Serpentard
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